Les hauts et les bas d’une psychothérapie

Plusieurs semaines se sont écoulées depuis le dernier post partagé.

 

Besoin de temps, de me recentrer, de réfléchir, de comprendre pour avancer.

 

Il se passe tellement de choses en une journée, une soirée, une nuit, le temps défile et défile sans cesse, j’aimerais pouvoir le ralentir un peu.

Le ralentir pour digérer, pour aller à mon rythme.

Puis l’instant suivant, le lendemain, il faut que ça aille plus vite, rien ne va assez vite, et parfois tout m’ennuie.

 

J’ai l’impression qu’il y a un « connard » accroché à ma « montre » qui tourne les aiguilles.

 

Les hauts et les bas d_une psychothérapie Photo Blog

 

 

Le sommeil est en dents de scie. Je pense que cela est temporaire.

Je me réveille en pleine nuit ou le matin au chant du coq, je cogite non-stop, impossible de débrancher puis à 30 minutes du réveil je me rendors, épuisée.

Ou au contraire, je dors très bien et apparemment je me remets à faire des rêves mais je ne m’en souviens pas au réveil, j’ai juste un sentiment apaisé et l’esprit qui ne réussit pas à rattraper le rêve qui s’évapore déjà, une fois éveillée.

 

 

DOSER

 

Pourquoi je ne sais pas tout doser et surtout pas mes émotions ?

Pourquoi suis-je si « vivante » ? Et comment puis-je être si mortifère la minute suivante ?

Qu’est-ce qui disjoncte à ce point en moi ?

 

J’avais pensé à une époque être bipolaire mais selon mon psychiatre (de mon ancienne vie), « j’avais été une personne successivement touchée par la violence de ma vie », quelque chose comme ça.

 

Depuis trois semaines environ, je commence à entrevoir quelques pistes et ce ne sont pas du tout celles auxquelles j’aurais pensé au départ de la psychothérapie, j’ai presque envie de dire, aux antipodes.

 

C’est très déstabilisant mais malgré tout cela donne un espoir de mieux se comprendre en profondeur.

Décidément, rompre avec un(e) PN / MPN et ouvrir les yeux sur sa situation amène à une succession d’épreuves et de questionnements en chaîne.

 

Mais la vérité est qu’après la rupture on pense avoir fait le plus gros et selon moi c’est là où l’on se perd car c’est précisément le moment où il faut lutter plus que jamais.

Lutter pour se sortir définitivement de l’emprise, comprendre ses propres failles, se construire / se reconstruire, avancer vers ses projets personnels.

 

La psychothérapie après presque 6 mois de rupture des liens toxiques.

 

C’est une libération. C’est aller à la rencontre de soi-même.

 

Mais … c’est difficile car j’en attends beaucoup, je n’ai pas envie de faire les choses en surface, autrement, autant aller au distributeur à billets, sortir les billets, les déchirer en confettis au-dessus de sa tête et décider d’être dans l’incompréhension totale de sa vie jusqu’à la fin.

 

 

Et c’est un état dans lequel je me refuse d’être car cela signifierait que je ne pourrais jamais être en paix.

 

 

 

Cette libération a un prix.

Le deuil se fait, se poursuit.

Le prisme tourne encore d’un cran.

Vous commencez à vous voir VOUS.

 

C’est moche ? Pas tant que ça. Il faut travailler.

 

 

Contre toute attente, je m’ouvre un petit peu au monde (le vrai, pas le virtuel) mais c’est très difficile.

 

Je voudrais que les gens me voient comme je suis alors que je suis en pleine recherche de moi-même.

Qu’est-ce que je peux leur apporter aujourd’hui ? un café, un sourire, et encore pas toujours.

 

Ces derniers temps, beaucoup d’angoisses mais je ne lâche rien.

 

Je prends un cachet quand crise il y a, c’est ce qu’on m’avait prescrit à l’hôpital … vous vous rappelez l’ambulance, l’acceptation dans l’effondrement, l’hôpital, tout ça, … ?.

Quel tableau quand j’y repense ! On aurait dit ce que les gens appellent couramment « une dingue ».

 

Mais, je ne suis pas dingue, c’est ce monde qui est dingue et je ne souhaite pas lui ressembler.

 

A propos du déni, j’ai avancé dans ma réflexion, autant pour moi que pour les autres.

J’ai conscience maintenant aussi que je peux mettre mal à l’aise des personnes qui ont décidé de rester dans leur déni.

Que puis-je y faire ? Rester dans ma souffrance pour les rassurer ?

Non merci.

 

Malgré toutes les difficultés, tous les obstacles, je tombe et je me relève.

 

Je ne vous en avais pas parlé mais il y a quelques semaines, en plus de ma psychothérapie, j’ai rencontré une psychologue spécialisée dans le pervers narcissisme.

Je ne savais pas au moment précis où nous reprenions rendez-vous à la fin du premier entretien si j’avais vraiment envie de la revoir.

Puis le soir, je me suis repassé ses paroles et je me suis mise à pleurer.

A pleurer parce qu’elle venait de me dire « tout le travail, vous l’avez fait avant ».

Ça résonnait en moi car c’est ce que j’ai ressenti ce premier rendez-vous avec ma psychothérapeute, c’est-à-dire deux jours avant que je ne rompe définitivement les liens toxiques. A ce moment, je me savais en danger mais pas encore capable de rompre les liens consciemment.

 

 

La difficulté actuelle est de canaliser une pensée après l’autre car tout arrive en flux continu et en masse.

 

Tellement d’informations remontent, que lorsque je pense à une chose à transmettre verbalement, je n’ai pas le temps de la dire et il m’arrive parfois, de ne pas la dire car je suis passée à la prochaine « séquence ».

Je commence à lire un livre et passé un moment quelque chose m’interpelle dans le livre ou à l’extérieur et je pars à penser des heures.

Je ferme le livre, l’article, la vidéo, je me force à me coucher.

Au contraire, parfois, je sauterais presque dans mon lit habillée.

 

La psychothérapie, ça vous anime, ça vous transperce, ça vous frustre, ça vous violente, ça vous apaise, ça vous recentre, ça vous fait vous poser vos questions d’une façon différente.

 

Les souvenirs remontent ainsi que les émotions, tout est amplifié.

Je ne me sens en « connexion » qu’avec de très rares personnes.

Les souvenirs douloureux remontent et je me rappelle cette époque bien trop grande où je pensais : « Il n’y a rien à faire pour moi ».

On me l’a tellement dit,

je me le suis tellement dit,

ne cherchez plus mes tatouages sont invisibles mais ils sont partout.

 

 

 

Alors mon cri du cœur de ce soir sera : Ne lâchez rien et puisque vous n’avez plus rien à perdre, continuez de vous battre, un jour, tout ceci aura un sens.

 

 

Catégories: PN / MPN

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