A toi, ma perverse narcissique manipulatrice

C’est un post dédié à ma MPN, vous l’aurez compris dans le titre.

Ce qui est un peu difficile aujourd’hui, c’est de laisser tomber totalement le voile.

Faire la distinction entre ce que j’ai imaginé et ce qui était réellement. En somme, plus j’avance dans la psychothérapie et mon travail personnel, plus je me rends compte que je m’étais construit dès l’enfance un monde imaginaire.

J’ai souvenir qu’à un moment où je devais être terriblement seule, enfant, je m’étais inventée une sœur jumelle, un grand-frère, une autre sœur et encore un dernier frère. Je conviais tout ce petit monde à mes dînettes, je nous inventais des histoires de famille.

A l’adolescence tout s’est renversé mais j’en parlerais un jour, pas maintenant car ce n’est pas le sujet que j’ai envie d’aborder aujourd’hui.

 

Depuis mon premier souffle je t’ai aimée.

J’ai ressenti assez tôt les ravages de « l’éducation » de ta propre mère, celle là même qui selon toi m’aimait mais avait une drôle de façon de le montrer.

Accepter l’inacceptable sous couvert de l’amour, c’est bien de cela que je parle.

Les propos blessants, la violence parfois, quand j’y pense j’ai passé un paquet d’heures à pleurer et à m’endormir en larmes, avec des réveils brutaux …

Lorsque je me plaignais tu disais que tu allais me placer en pension, que je comprendrais ce que ça faisait que d’être maltraitée.

J’ai compris très tôt que mon père ne reviendrait pas et qu’il allait falloir que je fasse sans figure paternelle.

J’ai eu un grand-père extraordinaire et comparé au reste c’est peu dire.

Aujourd’hui je comprends pourquoi il disait de nous que, nous ne nous ressemblions pas et qu’il était surpris chaque fois de voir comment les chats font des chiens (ce sont mes mots pour résumer ses dires).

Ces mots là sont très encourageants pour moi à l’heure actuelle.

Je ne comprenais pas pourquoi tu hurlais. Pourquoi tu m’en voulais tant pour de simples erreurs de jugement liées à mon manque d’expérience.

Les moindres choses qui dépassaient déclenchaient en toi des colères noires que je devais accepter sans me rebeller mais j’en étais incapable.

Il te fallait quelqu’un de bien vivant pour mieux l’écraser, pour mieux lui imposer ta propension grandiose à l’autorité.

J’ai, toute ma vie, cherché en toi le soutien, l’encouragement mais cela n’est jamais venu, ou très temporairement, et ensuite tu déclenchais les hostilités.

Je ne suis pas un ange, loin de là, j’ai mes propres responsabilités.

Mais nous avons passé notre vie à nous disputer.

Puis nous n’avons plus eu aucun sujet de conversation.

Et j’ai beau réfléchir, je n’ai aucun souvenir d’une vraie conversation constructive, saine, bienveillante, encourageante, le discours d’une mère à sa fille qui veut son bien.

Tu t’es arrangée pour m’éloigner des personnes chères à mon cœur et t’en es même vantée, tu t’es acoquinée avec les bonnes personnes dans les « administrations » pour obtenir ce que tu désirais.

Comme si m’en éloigner ne te suffisait pas, tu as tenu des propos monstrueux.

Je t’ai écoutée sans rien dire. Mais désormais une grande partie est consignée noir sur blanc.

Peu importe ce que vous en pensiez, ton mec et toi, que je mens, que j’invente, que j’imagine, que je suis folle … ça n’a plus aucun impact sur moi, seulement celui de me renforcer dans ce que je pense de toi, de vous.

Lorsque bouffée en profondeur j’osais parler, je me prenais tes foudres et celles de tes larbins bien dressés.

Tu adorais me voir pleurer en public, tu exultais.

Dans ton regard noir sans pupilles, j’ai pu voir la flamme de la folie, la même qu’il y avait dans le regard de ta mère.

Toute ma vie je t’ai fait confiance, même quand tu me trahissais je te faisais confiance et je t’aimais.

Tu me disais de ne rien dire aux autres te concernant depuis ma naissance mais n’hésitais pas à me discriminer, diffamer, moquer, humilier, blesser, trahir et ce, tout au long de ma vie.

Malgré tout ça je t’aimais et je pensais qu’il en était de même pour toi.

Maintenant que je sais que cela n’est pas le cas, j’ai mal mais je suis libérée.

Ce mal s’efface progressivement, loin de toi.

Je ne suis plus forcée d’écouter tes mensonges et ta méchanceté et de subir tes actes de violence.

J’espère ne jamais plus avoir la faiblesse de te laisser entrer dans ma vie car tu ne reconnaîtras pas un dixième du millième que je t’écris et me fera payer d’être partie je l’ai bien compris.

Je n’attends plus rien de toi, à part des ennuis, et je m’y prépare tel un soldat, cette fois tu ne m’auras pas.

Fais croire ce que tu veux à qui tu veux, aujourd’hui je me livre, je me soigne, je prends soin de moi, je te laisse dans ta folie car je ne peux rien faire pour toi.

J’entends ta voix d’ici dire « Elle est complètement folle, c’est une folle, elle ment, elle exagère ».

Ça s’appelle de la manipulation mentale, j’ai enfin des mots à mettre sur mes maux et tu ne pourras plus jamais m’atteindre.

J’ai pensé toute ma vie que je cherchais mon père à travers mes rencontres, c’est ce que tu t’étais endiablée à me faire croire, mais je cherchais ton amour chez des mecs comme toi, incapables d’en donner.

Alors d’une façon ou d’une autre je te remercie car je commence à comprendre qui je suis et que celle qui n’arrivera jamais à la cheville de l’autre, ce n’est pas moi.

Je suis fière, grâce à moi cette lignée transgénérationnelle de PN / MPN s’arrête là.

Je me dis que j’ai souffert pour quelque chose, c’était peut-être une « mission », je ne sais pas.

Tu as bénéficié, chère « mère », de la manipulation de la masse avec une tendance judéo-chrétienne (et je ne critique pas) qui consiste à penser que toute mère est bonne.

Aujourd’hui tu ne peux plus te cacher, regardes les choses en face, ça te rend folle, tu perds le contrôle, tu as perdu le contrôle, c’est fini, c’est terminé, tu n’es plus que toi face à toi-même.

Je te laisse t’évanouir dans les méandres de mes souvenirs.

Ah oui j’allais oublier : Tu as perdu. Je sais qui tu es et je sais qui je suis.

Capture

 

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Catégories: PN / MPN

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